Un cas d’école d’incompétences cumulées.

Mon bout-dehors version 2 by Caraïbe Gréements…

Avertissement : ce billet est assez technique. Les profanes voudront bien m’excuser .

Si cette affaire vient trouver son dénouement en février 2019, elle a débuté en février 2016, il y a donc trois ans. Je viens de traverser l’Atlantique avec Fabrice et suis arrivé sans encombre au Marin, en Martinique. Je décide d’installer un bout-dehors pour le spi asymétrique « chaussetté » que le précédent propriétaire déployait en ayant bricolé un système maison à l’avant du bateau. Problème, en cas de contre ou de velléité d’empannage, le spi vient s’appuyer sur le balcon avant et le plie. Il est donc nécessaire de déporter correctement le point d’amure devant le balcon au moyen d’un bout-dehors. Si je navigue depuis plus de 40 ans, je suis un profane concernant les équipements des grands bateaux et, loin de ma base européenne, je décide me reposer sur des professionnels ayant pignon sur marina, lesquels proposent toute une palette de services nautiques, allant du shipchandler au gréement en passant par l’électricité, l’électronique, la mécanique, la menuiserie ou encore la réfrigération. Disons-le tout de suite, certains départements fonctionnent très bien, mais ce n’est pas le cas concernant le gréement qu’ils sont les seuls à proposer à 150 milles à la ronde. Ils ont de facto une délicate position de monopole. Il s’agit de Caraïbe Marine/Gréement.

C’est beau, un spi quand tout fonctionne correctement.

Je les ai déjà sollicité pour réparer mon enrouleur de grand voile et ai été satisfait de leurs prestations si j’assume le fait de ne pas avoir été immédiatement en phase avec le rythme de travail antillais. C’est donc naturellement que je me tourne vers eux à nouveau et prends contact avec G., le responsable gréement. Il m’assure que c’est une installation facile qu’ils ont déjà réalisée des dizaines de fois. Nous sommes alors au début février 2016. Je règle un devis d’installation d’un montant de 1’100.-€ environ, à la commande. Mon idée est de continuer à utiliser mon spi avec sa chaussette, simplement déporté correctement devant le balcon. Mais, en excellent vendeur qu’il est, G. me propose d’aller au bout de ma démarche et de compléter l’installation avec un système d’emmagasineur Facnor prévu pour enrouler un spi asymétrique comme on enroule un foc ou un génois. L’argument choc étant que le système est modulaire et permet ensuite, à moindre coût, d’utiliser l’emmagasineur sur plusieurs voiles, dont ma trinquette sur étai largable et, à terme, un éventuel gennaker en remplacement du spi. Compte tenu du fait que je vais encore avoir pas mal de portant jusqu’à Panama, puis dans le Pacifique et que j’ai traversé l’Atlantique presque totalement sous spi, je me dis que c’est un bon investissement. Onéreux, sans doute, mais vraiment utile. Une voile qu’on peut donc laisser à poste, prête à l’emploi. 

Des conditions idéales

Le système Facnor coûte dans les 5’000.-€, à quoi il faut ajouter les accessoires de renvoi au cockpit, bout anti-torsion et modification de la voile par un voilier. Au total, bout-dehors compris, je me lance dans une dépense de plus de 7’500.-€ TTC. Comme je n’y connais rien et n’ai pas envie de faire de bêtises, je me repose complètement sur les compétences de G. et nous trouvons un accord qui comprend l’achat, l’installation et surtout un essai en mer. En clair, un deal « all inclusive ». Jusqu’ici, tout s’est bien passé, je suis donc confiant et content, mais surtout très naïf. Parce qu’à qu’à partir de cet instant, rien, absolument rien ne va fonctionner. 

Si le bout-dehors est relativement vite installé, j’ai quand même attendu plus de deux mois qu’une pièce manquante soit enfin retrouvée au fond d’un carton. L’emmagasineur Facnor est rapidement livré, mais il y a un problème avec le bout anti-torsion qui n’arrive pas. Problème de fournisseur, m’assure-t-on. De fil en aiguille, l’été arrive et je pars mettre mon bateau à l’abri à Grenade en vue de la saison cyclonique. De retour au Marin à fin novembre 2016, j’apprends que le fameux bout anti-torsion n’est toujours pas arrivé et qu’il faut attendre. Au passage, j’ai payé l’emmagasineur à la commande et suis donc en possession d’un système inutilisable qui m’a déjà coûté plus de 6’000.-€. Je vais encore devoir attendre jusqu’au début mars 2017 avant que ma voile (modifiée par North Sails qui possède une antenne au Marin) me revienne et que le système soit installé en catastrophe moins de 4 heures avant mon départ pour Les Saintes. L’essai prévu en mer n’aura évidemment jamais lieu. 

Voici le principe de l’emmagasineur Facnor FX+FAST. Simple, non ?

Pressé par le temps, j’ai prévu de monter d’une traite depuis le Marin, soit une bonne centaine de milles à faire en une vingtaine d’heures en solo. La météo annonce un alizé de 20 à 25 noeuds avec des rafales à 30 nds dans les canaux. Une jolie promenade pour un voilier aussi confortable que le Santorin. Avant de partir, je demande encore à G. si je peux laisser le système à poste ou s’il est préférable de l’affaler, compte tenu des conditions que je vais rencontrer. « Aucun problème, me répond-il, c’est fait pour ! ». Bien, parfait, je prends la mer en début d’après-midi dans des conditions presque idéales. Le Marin – Le Diamant est avalé en une heure et demie, je remonte sous le vent de la Martinique vers St-Pierre et j’entre dans le canal de la Dominique à la tombée du jour. Le vent forcit un peu et s’établit à 25 bons noeuds. J’enroule ma GV à l’équivalent de 3 ris, le génois à 2 ris et laisse l’artimon complètement dehors. les 20 milles du canal sont avalés en 3 petites heures. Confortablement installé, un oeil sur l’AIS et l’environnement, je me prépare à l’accélération de la sortie du canal. Le vent monte, 28, 30, 32 et finalement 35 noeuds au moment où j’aborde le dévent de Roseau. J’ai encore réduit un peu ma toile par sécurité.

Tiens, il y a un bruit bizarre. Au milieu des sifflements du vent et du chuintement des vagues, un truc claque, comme si mon génois était en train de se déchirer. Je m’avance donc vers le poste de barre et me contorsionne pour regarder la voile. A cet instant, en deux secondes le bateau part au lof et se couche dans l’eau, toutes alarmes dehors. Je suis violemment projeté contre l’armature de la capote, sans moyen de me retenir. Si je ne m’étais pas déplacé, je serais à l’eau, de nuit, sans moyen de remonter à bord, parce qu’évidemment, je n’ai pas pris la peine de m’assurer dans le cockpit. Et je suis seul à bord… Le temps de reprendre mes esprits, le bateau s’est redressé vent debout et devient comme fou, arrêté et pris par le travers dans des vagues de deux à trois mètres. Je me cramponne, compte 10 dans ma tête, respire un bon coup puis les réflexes prennent le dessus. Décrocher le pilote, moteur, mettre en fuite et enrouler toutes les voiles le plus vite possible. Puis essayer de comprendre. C’est d’une simplicité déroutante, le spi s’est déroulé en tête de mât sur deux bons mètres et a donc fait une grosse poche dans laquelle le vent s’est engouffré. Je vérifie l’emmagasineur, lequel est correctement bloqué en aller-retour sur deux coinceurs. Bizarre.

L’heure qui suit est passée à affaler le spi à la lumière du projecteur de pont, spi qui évidemment veut partir sous le bateau à la rencontre de l’hélice. Cette fois, je suis harnaché à ma ligne de vie. Je peux voir que le bout-dehors est complètement plié, tordu. Arrivés aux Saintes au petit matin dans des conditions qui ne sont pas sans rappeler la Bretagne en novembre, le froid en moins, je commence à me poser des questions et surtout j’ai besoin de comprendre. Pourquoi le spi s’est-il déroulé de cette façon ? Ai-je fait une ou des erreurs ? Le système a-t-il été bien installé ? Et surtout je prends conscience que ma vie s’est jouée en deux ou trois secondes. Ce n’est pas sur le moment que la peur survient, c’est après coup qu’elle s’installe, quand on se repasse le film. Entre colère et soulagement, je réfléchis au mail que je vais envoyer à G. Avant tout, laisser passer quelques jours, le temps que la tête prenne le dessus sur les émotions.

Quand tout est fait correctement, ça fonctionne de cette façon.

Avant que je puisse réagir, je reçois une facture complémentaire de plus 1’300.-€ qui correspond à la fin de l’installation et au matériel fourni pour ce faire. Pour l’anecdote, Caraïbe Marine/Gréement m’a facturé une prestation Chronopost (l’exprès de La Poste française) lié à la réception du bout anti-torsion que j’ai attendu une année. Comment dire ? Je refuse évidemment de payer la facture tant que je n’ai pas d’explications sensées. Et surtout pas avant d’avoir obtenu réparation et donc un système fonctionnel. Les choses s’enveniment et G. me prend de haut, m’expliquant que c’est moi qui ai dû faire une erreur, lui mettant en avant son expérience, ses compétences et son sérieux. Comme je suis atteint d’une surdité importante et appareillé, G. laisse entendre que j’ai sans doute mal compris certaines explications. De la mesquinerie à la limite du mépris. A peine est-il désolé d’apprendre que j’ai failli y laisser ma peau. Les choses trainent, je reçois des rappels que je n’honore pas, le ton monte et nous décidons finalement de nous voir en novembre 2017, parce que nous rentrons en métropole pour l’été, après avoir laissé notre bateau à Rivière Sens en Guadeloupe. 

De retour aux Antilles à peine un mois après le passage de Irma et Maria qui aura provoqué quelques dégâts mineurs sur Azymuthe, nous descendons en Martinique, décidés à régler cette histoire une fois pour toute. Je passe sur les discussions houleuses qui s’ensuivent, les cris et les interjections, pour en arriver à l’explication pré-finale. Alors qu’il n’y a jamais eu la moindre ambiguïté sur le mandat donné (un emmagasineur pour spi asymétrique), G. affirme sans sourciller qu’il s’agissait d’un gennaker, quand bien même c’est lui qui a personnellement commandé le système Facnor dédié au spi. Malgré les nombreuses évidences, G. refuse de reconnaitre la moindre erreur de sa part. Je me suis mal exprimé, on s’est mal compris, etc. Présent lors d’une discussion dans son bureau, le directeur-fondateur de Caraïbe Marine/Gréement, P., apporte un soutien sans faille à G., mettant indirectement en cause mon honnêteté intellectuelle ou mes capacités de marin. Ce n’est que face à des documents clairs et surtout l’incroyable erreur commise par le voilier, qu’il demande à G. de reconnaître qu’il y a eu un ou plusieurs bogues dans le processus. Le voilier, justement. Là aussi, c’est le responsable de l’antenne North Sails au Marin qui s’est occupé de mon « cas ».

Un spi ne ressemble pas vraiment à un gennaker, si ? Pourtant, le responsable de Northsail au Marin n’a fait aucune différence.

G. a donc donné des instructions au voilier afin de confectionner un fourreau le long du guindant du spi, traitement réservé à un gennaker. Sauf qu’avec le bout anti-torsion dans cette gaine, il est impossible d’enrouler correctement le spi. Le voilier, lui, ne s’est posé aucune question et n’a même pas vu que la voile était un spi et non un gennaker. Compétents, donc. La voile repart chez North Sails pour modifications et le responsable North Sails me la rapporte et l’installe avec pour tout commentaire  « Voilà, ça devrait marcher normalement ». Des excuses, peut-être ? Apparemment pas. Entretemps, G. a mandaté un collaborateur pour me réinstaller le bout-dehors qui avait d’ailleurs été mal proportionné. Un accord est finalement  trouvé avec G., je ne paierai que le matériel, la main d’oeuvre étant « offerte ». ; de très mauvaise grâce. En sus, une incapacité pathologique à reconnaitre ses erreurs. Côté responsabilités, à part se défausser les uns sur les autres, aucun de ces messieurs n’a été capable d’assumer ses erreurs. Quant à d’éventuelles excuses, prière d’écrire au Père-Noël.

Le bout anti-torsion est “emprisonné” dans un fourreau le long du guindant. Exactement ce qu’il ne faut pas faire avec un spi.

Nous sommes alors en janvier 2018, cela fait deux ans que j’ai commandé un système onéreux que je n’ai jamais été en mesure d’utiliser ou tester. Mais cette fois, les uns et les autres me certifient que c’est en ordre, que mon système est maintenant pleinement fonctionnel. Fin du feuilleton ? Que nenni ! La saison passe, entre chantier pour réparer les dégâts dûs à Maria et quelques petites navigations sympa dans le sud de l’archipel, je finis par laisser mon bateau à Grenade pour la saison cyclonique 2018 sans avoir eu l’occasion de tester le système. Le temps file et enfin, tout début février 2019, se présente l’occasion d’utiliser mon emmagasineur. 6 à 8 nds de vent sur une mer bien plate et nous voilà en route sous spi entre Ste-Anne et les Anses d’Arlet. Tout se passe merveilleusement bien, on déboule à 6-7 nds dans la Passe des Fous, je choque un peu en vue de l’accélération au Diamant, prêt à enrouler et hop, petite rafale à 12 nds, un coup de gite, un bruit bizarre et voilà mon bout-dehors plié et encastré dans la ferrure du davier, inutilisable… 

Non, mais je rêve ou quoi ?! Le système garanti impeccable est à nouveau hors d’usage après deux heures de bons et loyaux services. A ce stade, j’ai éclaté de rire, c’était ça ou pleurer. Clairement, le bout-dehors est sous-dimensionné. Après une courte recherche sur Internet, je trouve la doc Selden et il me faut bien 10 minutes pour comprendre que rien, absolument rien des préconisations constructeur n’a été respecté. Ni le diamètre du tube, ni les cotes de déport, rien. Alors que le bout-dehors commandé et installé par G. est dimensionné pour un bateau dont le déplacement se situe aux alentours de 3,5 tonnes, le Santorin est annoncé lège à 11 tonnes et fait un peu moins de 15 tonnes avec les pleins et équipements additionnels. 

La tabelle Selden concernant leur bout-dehors.
Installé par G (en rouge). : 72/72 – DES 570 (préconisé 580) – LPF 730 (préconisé 720)
Ce qu’il aurait fallu installer (en vert) : 99/99 – DES 800 – LPF 630/650

Nul besoin d’avoir fait polytechnique pour comprendre que tout cela relève d’une effarante succession d’incompétences concentrées sur un même dossier. Sans parler de ma naïveté. J’admets sans honte plusieurs erreurs qui sont autant de leçons. La première est d’avoir fait confiance sans me poser de question ni fait quelques recherches et vérifications. Je me suis reposé sur les compétences fièrement revendiquées de professionnels installés depuis des années au Marin. Seconde erreur, je n’aurai pas dû laisser le système à poste lors ma navigation vers Les Saintes, sûr que j’étais de ne pas l’utiliser compte tenu des conditions météo annoncées. Troisième erreur, la plus crasse de ma part, ne pas m’être assuré dans le cockpit alors que j’allais faire une longue nav’ en solo, de nuit, dans les conditions assez musclées. Le Santorin est très sécurisant avec son cockpit central profond, mais ne protège pas contre les excès de confiance. Ou de bêtise, voire d’inconscience, diront certains. Dernière erreur, j’ai été bien trop laxiste, laissant le temps filer et permettant ainsi à G. de créer à son avantage de la confusion sur le mandat de départ. J’ajoute que tout faire par oral est stupide. Avec des documents écrits, l’affaire aurait sans doute été bien plus simple à gérer.

– Dis, ton bout-dehors, il ne tire pas un chouïa à gauche ?
– Normal, c’est un bout-dehors insoumis !

En conclusion, trois ans après le début de ce feuilleton rocambolesque, je suis toujours dans l’impossibilité d’utiliser ce système onéreux et reste sur le sentiment aigu que G. et son boss P. se sont fichu de moi dans les grandes largeurs. Je revois P. m’affirmer outré que la compétence, la réputation et le sérieux de son entreprise ne sauraient être remis en cause par ce malheureux « incident ». Pourtant, les langues se délient, les gens parlent et ce qu’ils disent n’est en général pas à l’avantage de ces si sérieux messieurs. Comme ils ont un monopole de fait dans les Antilles françaises au niveau du gréement, difficile d’aller voir ailleurs, à moins de descendre à Grenade (et encore) ou de monter à Antigua. Moralité, au Marin, essayez de trouver un gréeur free-lance qui fera le tampon entre vous et G. J’en ai trouvé un excellent, malheureusement il n’est pas tout le temps au Marin. Quant au voilier professionnel incapable de faire la différence entre un spi et un gennaker, je n’ai pas de mots.

Ah, et j’ai tout de même obtenu le remboursement de mon bout-dehors, un mail laconique de G., évidemment sans la moindre explication et encore moins un embryon d’excuses. Aussi bien chez Caraïbe Marine/Gréement que chez North Sails, on peut se poser des questions relativement à la culture d’entreprise en vigueur. Au moins, North Sails a-t-il deux concurrents, dont un très sérieux et fiable (Incidence à la zone Artimer), mais Caraïbe Marine/Gréement souffre visiblement de son statut quasi monopolistique dans la région. Ce qui ne m’empêchera pas continuer mon périple, même si le programme a un peu changé depuis trois ans. Parce que sillonner le monde sur un voilier procure une liberté extraordinaire, au moins l’idée qu’on s’en fait. 

Pour terminer, les explications et excuses de Caraïbe Marine/Gréement ensuite d’un mail d’une page et demi de ma part pour leur signifier ma stupeur, une demande d’explications et le remboursement du bout-dehors.
Ça méritait bien un encadrement, non ?

21 Comments

  1. Merci beaucoup de partager votre déconvenue. Désolé pour vous mais cela nous servira de leçon.
    Bon vent malgré tout 😊👍

    • Avec plaisir, même si je m’en serais bien passé. J’ai longuement hésité à rédiger un billet sur le sujet, mais j’ai pensé que ça rendrait service à d’autres se trouvant dans le coin. 😉

  2. Merci d’avoir pris le temps d’écrire avec beaucoup de détails le récit de votre mésaventure! Très généreux de votre part! Je suis justement ancré au Marin dans le moment, à peu de distance de Caraïbes Marine Gréement.

  3. Merci pour ce témoignage incroyable et si bien raconté. Des incompétents sûr d’eux même ! C’est rageant. Vous avez bien fait de raconter votre histoire, elle servira sûrement à plein d’autres marins. Je pense effectivement que l’on se sent désarmé face à ces gens de incompétents et surtout de mauvaise foi. Bon vent à vous .

    • Ne pas tirer de conclusions hâtives sans une réponse de notre part
      que je n’arrive pas à mettre sur ce site

      • Un peu de patience, pour pouvoir publier sans modération, il faut qu’un premier commentaire soit validé par mes soins. D’ailleurs tes deux commentaires suivants sont passés sans que je doive les valider. Pour le surplus, n’hésite pas à aller lire mon nouveau billet qui sera publié d’ici la fin de la journée et qui fait suite à ta fine analyse de mon “bout-dehors”…
        Bien cordialement.

  4. La Passe des Fous!!!

    Fallait oser quand même pour tester ce matos.

    Tu vis quelque peu dangereusement je trouve…

    Prenez soin de vous et au plaisir de te lire et de vous revoir.

    Becs

  5. Jean-Philippe

    Bonsoir
    J’ai lu votre partage d’expérience avec intérêt et colère également face à l’incompétence et la mauvaise foi auxquelles vous avez du faire face.
    Un petit point, je suis encore un peu (beaucoup ?) néophyte en matière de voilier et je ne dispose que d’un petit BlueDjinn (dériveur intégral d’un peu plus de 6m) sur lequel j’utilise parfois un genaker sur emmagasineur avec un bout dehors également. Sur les photos, il me semble ne pas avoir vu de hale bas sur le bout dehors pour compenser la force exercée vers le haut par le genaker, est ce normal ?
    Encore merci pour votre partage.
    Jean-Philippe

  6. Bonjour, je suis bien heureux de vous lire, pardonnez moi. Je croyais être un fâcheux, pour ne pas dire un vieux con, après m’être pris de bec avec l’équipe de caraïbe gréement pour une histoire assez similaire à la votre et alors que mes amis clients chez eux (monopole oblige) me faisaient le reproche de mon humeur. Votre aventure navrante me réconforte sur mon jugement à propos de Caraïbe désagrément.

    • Merci de votre témoignage, je me sens moins seul. C’est bien connu, au Marin, remettre en question le sérieux et le professionnalisme de CM est un crime de lèse-majesté, pour le moins. 😅😉
      Et ne partez pas, vous allez a-do-rer mon nouveau billet sur le sujet, ensuite de la très fine analyse photo de mon installation par M. Leconte ci-dessous.

  7. Très intéressant compte rendu. En conclusion il faut faire soi-même de longues recherches pour éviter les erreurs !! Quand je m’adresse à un professionnel c’est en général que je n’ai pas moi-même les compétences, et comme vous j’imagine qu’un spécialiste est à priori fiable… C’est navrant.
    Etant également basé en Martinique, du coup j’aimerais assez avoir les coordonnées de l’excellent gréeur free-lance que vous dites avoir trouvé…
    Cela pourrait servir à d’autres.
    Merci et bonne mer.

    • Olivier. M

      Au moins je sais déjà où il ne faudra pas aller si j’ai problème de gréement. !!! Merci pour vos informations précises!!!!
      Bonne voile

  8. Messieurs dames

    Ne pouvant faire un commentaire sur ce blog pour faire face à mes juges accusateurs des réseaux sociaux.
    J’invite chaque personne à venir me voir pour entendre ma version des faits.
    Nous gérons environ 800 bateaux par an et nous sommes confrontés à chaque fois à 2 ou 3 clients qui se permettent de ruiner une réputation sur les réseaux sociaux.
    Nous représentons toutes les marques de gréement, les chantiers Jeanneau, CNB, LAGOON, CATANA.
    Nous employons 36 personnes.
    Je trouve dommage que l’incompétence de quelques un puisse nuire à notre réputation. Surtout que chacune de nos erreurs ont été soldés par un remboursement intégral.
    Pour terminer, heureusement pour nous, j’estime à 96% de clients heureux et entièrement satisfaits de travailler avec nous.
    Comment pouvez vous cautionner de tels propos sans avoir entendu ma version des faits.
    M. Viret à dû passer une semaine à écrire ce texte. Il maîtrisera au moins une chose sur son bateau, c’est son bout dehors !
    Je vous attends tous pour discuter face à face.

    • Mais si, mais si, c’est tout à fait possible, la preuve. J’ai bien attendu 3 ans pour avoir une installation inutilisable, tu peux bien attendre quelques heures avant de voir ta prose publiée, non ?

  9. Dernier commentaire
    Nous avons vendu un emmagasineur sur bout dehors pour un génaker
    Sur la photo que montre M. Viret, je vois un spi sans l’emmagasineur
    Sur le bout dehors, il y a une drisse blanche qui part en tête, une drisse bleue et une autre jaune qui tire le bout dehors dans 2 directions
    Et en plus 2 bras de spi qui tire dans des sens inverses.
    Un navigateur confirmé remarque immédiatement un problème d’utilisation
    Les autres pourront juger sur les réseaux sociaux sans essayer d’obtenir la versions des 2 parties.

    • 🤣😂🤣
      Alors celui-là de commentaire, il est tellement savoureux et collector qu’il va bénéficier d’une réponse sous forme de nouveau billet, rien que pour lui. Mais ça va prendre un peu de temps, je suis tellement sidéré que ça me ralentit dans ma rédaction. Dommage que Michel Audiard ne soit plus là, il pourrait constater que ses aphorismes n’ont pas pris une ride. 😉

      • Monsieur

        restons en là
        je suis resté poli
        Votre manière d’agir ressemble à un règlement de compte
        Derrière moi, j’ai une merveilleuse équipe dont je suis fier
        A 55 ans je passe encore la majeure partie de mes journées sur le terrain avec eux parce que j’aime ce métier.
        J’ai sur vous des informations que vous n’aimeriez pas que j’utilise et je ne le ferais pas car je trouve pitoyable de régler ses comptes sur les réseaux sociaux. Encore plus ceux qui acquiescent sans connaître les tenant et aboutissant.
        Je travaille 12 heures par jours depuis 25 ans et je n’ai pas à rougir de ce que j’ai fait.
        Continuez à jouir de vos journées passionnantes aux Antilles sur un Amel à juger les autres. Mais sachez que je vous plains !

        • Olivier

          Tiens, on ne se tutoie plus ? Très bien. Alors voici, Monsieur.

          En rester là ? Pas tout à fait, mais nous sommes proches du dénouement. Après vos sous-entendus et la remise en cause de mon honnêteté intellectuelle et de mes aptitudes de marin, j’ai encore quelques petites choses à vous dire.
          Contrairement à vous, je ne menace pas les gens publiquement, je n’aime que moyennement devoir en répondre devant un tribunal. Et vous ?

          La suite par e-mail, entre quatre yeux.

        • gaston

          wow j’ ai des infos sur vous que vous n’aimeriez pas que j’utilise ! minable,,,,
          professionnel chef de quai chez un gros loueur de voiliers dans les iles françaises et present aux Antilles depuis 2001 je me retiens franchement pour ne pas raconter vos erreurs et autres conneries, car juste lire votre réponse nous fais comprendre facilement le menteur et manipulateur !

          • Olivier

            Si vous saviez comme votre réaction me fait du bien. MERCI !

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