La Graciosa

La Graciosa vue du Mirador del Rio

La Graciosa vue du Mirador del Rio

Au Sud de Caleta de Sebo, sable et roche volcanique noire.

Au Sud de Caleta de Sebo, sable et roche volcanique noire.

Île habitée la plus au nord de l’archipel des Canaries, La Graciosa est étonnante. Très sauvage, elle ne comprend qu’un seul village, Caleta de Sebo, habité à l’année. On y accède par la passe la séparant de Lanzarote, soit avec son propre bateau, soit par l’une des navettes qui la relient à sa voisine Lanzarote. Un hameau au nord-est de l’île n’est habité que l’été par des vacanciers. Le reste de l’île est sauvage, aride, et, comme le reste de l’archipel, volcanique.

Ceux qui y habitent à l’année ne vivent que du tourisme et un peu de la pêche, l’île ayant été déclarée réserve naturelle par le roi Juan Carlos en 1986. Elle ne possède aucune source d’eau douce, ce qui explique son aspect très désertique. A part les quais du port bétonnés, il n’y a aucune route ou rue asphaltée. Il y a trente ans, il n’y avait qu’un seul véhicule sur l’île, une vieille jeep que les autochtones se partageaient en cas de besoin.

L'un des volcans de l'île et ses dessins gracieux

L’un des volcans de l’île et ses dessins gracieux

Contrastes

Contrastes

Vu le développement touristique, on y trouve aujourd’hui un grand nombre de 4×4 qui proposent des tours de l’île aux grappes de touristes qui débarquent toutes les heures de Lanzarote et repartent aussitôt, tant il n’y a rien d’autre à faire que de se promener un peu, éventuellement boire un verre ou grignoter quelque chose dans l’un des trois ou quatre établissements publics de Caleta de Sebo. Pour ceux qui s’y arrêtent un peu plus longtemps, les plages de sable fin constituent la seule attraction du lieu. Mais gare aux vagues et aux effets de la marée, un couple de touristes allemands en a fait la mortelle expérience il y a quelques années, emportés par une grosse lame alors qu’ils se baignaient sur la playa de Las Conchas au nord-ouest de l’île.

Une rue typique de Caleta de Sebo

Une rue typique de Caleta de Sebo

Végétation désertique

Végétation désertique

Donc, mis à part le farniente sablonneux et la dégustation de vino blanco et autres cocktails, il n’y a rien à faire d’intéressant à La Graciosa. Elle vaut cependant le détour, ne serait-ce que parce qu’elle est la mieux préservée des îles de l’archipel. Autre avantage pour les voyageurs au long cours, l’escale y est très bon marché, et même tellement que nous n’avons jamais pu trouver la capitainerie occupée. Nous avons donc stationné trois jours gratuitement et ce n’est pas faute de nous être rendus à la capitainerie plusieurs fois par jour pour tenter de verser notre écot.

Pour Pascal qui y était venu à la fin des années ’80, c’était une sorte de retour aux sources, il y a même retrouvé un habitant de l’île qu’il avait rencontré lorsqu’il y vivait de la pêche avec un ami tout au nord sur la plage de Las Conchas. Ce fut pour lui une sorte de pèlerinage émouvant, tant il m’a dit et répété que ce fut alors l’une des périodes les plus heureuses de sa vie, loin de tout, en symbiose avec la nature. Il suffit d’ailleurs de partir un peu à l’intérieur des terres pour se sentir hors du temps et de l’agitation humaine.

Ambiance sud-américaine ou western, c'est selon.

Ambiance sud-américaine ou western, c’est selon.

A couple...

A couple…

Nous y sommes donc restés presque trois jours, profitant de nous reposer un peu de nos neuf jours de navigation ininterrompue. Nous y avons fait la connaissance d’un couple de Français qui faisaient le même périple que nous, mais partis de Bretagne plutôt que de Méditerranée. Et ça ne s’invente pas, lui se prénomme Olivier et sa femme Pascale ! Malgré le fait que nous sommes en basse saison, les pontons d’accueil des visiteurs étaient plein, nous nous sommes donc amarrés « à couple » avec nos amis français. Le samedi 14 novembre, nous avons décollé de Caleta de Sebo pour nous rendre à Lanzarote, plus précisément Puerto Calero, au sud-est de cette île dont je vous parlerais dans un prochain billet.

Le port à marée basse.

Le port à marée basse.

Galerie : La Graciosa (38 images)


4 Comments

  1. Salut Oli
    Le volcan est juste magnifique.
    Je pense que cet article est le dernier petit décalage chronologique rapport à l’abandon de ton coéquipier.
    Continue à nous émerveiller avec plein de photos.Quelques plans de ta vie à bord de ton bateau ou gros plan des choses qui t’entourent seraient pas mal pour compléter tes articles
    Becs d’un mois de décembre bien tempéré….
    Nico

  2. Salut Olivier, c’est à chaque fois un grand plaisir de lire tes récits, intéressants et marrants, tellement que j’en éclate de rire. Aussi, je te vois dans mon imagination avec ton sourire malicieux à chaque situation comique. Je me réjouis déjà de ton prochain billet que j’attends avec impatience. Je te souhaite beaucoup d’autres belles aventures et découvertes pendant ton voyage. Je pense bien à toi et t’envoie mes salutations amicales. Bisous et à bientôt. Bea

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