Grandes manoeuvres

Tiendra, tiendras pas ?

Tiendra, tiendras pas ?

On y est ! Ce lundi 19 octobre, nous allons enfin pouvoir sortir le bateau de l’eau pour procéder à la réparation de notre échappement. Celles et ceux qui auraient raté le début peuvent consulter ici et  le développement initial de notre problème.

Comme nous n’avons plus d’échappement, nous n’avons plus, en théorie, de moteur non plus. En effet, le tuyau d’échappement sert non seulement à évacuer les gaz, mais également l’eau de mer qui refroidit le moteur. Il s’agit en effet d’un système différent de celui des voitures et leur circuit fermé de refroidissement via un radiateur lui même refroidi par la vitesse du véhicule ou un ventilateur lorsque la voiture ne roule pas. Sur un bateau, sa vitesse ne permet pas un refroidissement radiateur/air, ce d’autant que le moteur du bateau est en général enfermé dans une cale isolée du reste du bateau. Dès lors, le moteur du bateau pompe l’eau de mer qui le refroidit et l’évacue ensuite avec les gaz d’échappement. C’est le tuyau de sortie qui est fichu sur Azymuthe.

Sytème D !

Sytème D !

Tant que ce n’est pas réparé, si nous utilisons le moteur, les gaz d’échappement et l’eau de mer pompée seraient rejetés directement dans la cale moteur… Ce qui est rigoureusement inenvisageable à moins de vouloir noyer la cale et les batteries et donc provoquer un magnifique court-circuit ! Ce sans parler du fait que patauger dans un mélange de diesel-eau de mer dans un endroit exigu ne nous réjouit que très moyennement…

Bricolage...

Système D (bis)

Nous avons donc bricolé un système provisoire avec une rallonge de tuyau qui sort directement de la cale par le haut et rejette gaz et eau de mer par-dessus le franc-bord du bateau. Ainsi, nous pouvons tout de même utiliser le moteur pour faire le demi-kilomètre qui nous sépare du bassin de sortie/mise à l’eau du bateau en zone technique.

Nous voilà parés, nous allons nous déplacer tout à l’heure sous la grue, avec une petite pensée pour notre pinoche dont on espère qu’elle résistera jusqu’à la sortie de l’eau. A plus tard, normalement au sec !

Azymuthe est calé au sec

Azymuthe est calé au sec

17h00, le bateau est hors de l’eau, calé et nettoyé. Certains prétendent que les choses arrivent toujours pour une bonne raison. Force est de reconnaitre que dans notre cas, outre le souci évoqué dans deux précédents billets, dès la sortie de l’eau du bateau, nous avons trouvé 2 mètres de fil de fer enroulés autour de l’arbre de l’hélice principale.

Toute la protection de l'hélice est à refaire

Toute la protection de l’hélice est à refaire

Ce fil de fer a enlevé une bonne partie de la protection de l’hélice qui est en bronze. Donc nous allons pouvoir remettre tout ça en ordre, il y a également des retouches d’antifouling à faire le long de la carène. Nous profiterons également de changer deux anodes rongées par l’électrolyse.

Antifouling à refaire

Antifouling à refaire

Nous avons également découvert un petit crabe qui avait pris ses quartiers dans le safran du bateau afin de se nourrir des petits crustacés qui se collent partout dans les zones à l’abri du glissement de l’eau sur la coque. Dans un élan de bonté envers la cause animale, Pascal a été délicatement remettre notre passager clandestin dans le port, tellement vite que je n’ai pas eu le temps d’en faire une photo.

Nous avons donc passé deux bonnes heures à rincer et brosser la carène. Pour la petite histoire, lors de ce nettoyage, nous avons également ôté la pinoche, laquelle est tombée par terre d’une simple pichenette… Moralité, nous avons bien fait de ne pas aller à la Grande Motte, la pinoche n’aurait pas tenu les 8 km séparant les deux ports.

L'hélice d'étrave a aussi besoin d'un bon coup d'antifouling

L’hélice d’étrave a aussi besoin d’un bon coup d’antifouling

Nous sommes donc au sec, à terre, bateau prêt pour les réparations et les retouches d’entretien. Ce soir, nous allons manger sur le port et demain nous attaquons le travail à faire. Si tout se passe bien, nous espérons remettre le bateau à l’eau mercredi ou jeudi.

Pour le grand départ, nous espérons avoir une météo favorable dès vendredi. Nous comptons les heures, nous en avons marre de notre sédentarité, vivement l’air du grand large !


2 Comments

  1. Un immense merci Oli, de me faire partager tout cela, c est superbement bien écrit!! comme d hab, et très bien expliqué aussi!!!

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