Escapade aux Grenadines

Petit Tabac ou la sauvagerie des Tobago Cays

Petit Tabac ou la sauvagerie des Tobago Cays

Les Fab's au complet !

Les Fab’s au complet !

Je les avais accueillis à bord l’été dernier en Méditerranée pour une dizaine de jours, ils avaient été enchantés de leur expérience, ils avaient promis qu’ils viendraient me retrouver ici aux Antilles, ils ont tenu promesse et ils sont arrivés en famille à fin février en Martinique. Ceux qui les connaissent bien les appellent les Fab & Fab, il s’agit de mes amis Fabienne, Fabrice et leurs deux enfants, Benjamin et César. Le temps de s’embrasser et de célébrer nos retrouvailles, et déjà les premiers sourires gourmands fleurissent sur leurs visages fatigués mais épanouis, heureux de décrocher de la folie continentale et professionnelle. Alors, on va où, tu nous emmènes où, on veut voir l’eau turquoise et les plages de sable comme sur les dépliants touristiques ! Ok, alors on va aller dans les Grenadines ! Et c’est loin ? Une centaine de miles au sud du Marin, donc entre quinze et vingt heures de navigation, en principe. Comme on ne sait pas exactement ce qu’on va trouver sur place, il faut organiser les courses et prévoir nourriture, eau potable et équipement pour cinq personnes durant une semaine.

On croise de magnifiques unités dans les Antilles

On croise de magnifiques unités dans les Antilles – Ici dans la baie de Port-Elisabeth à Bequia

Il n'a pas l'air, comme ça, mais César est malade !

Il n’a pas l’air, comme ça, mais César est malade !

Premier petit souci, César est malade, il a 39° de fièvre, le médecin mandé pose son diagnostic : la grippe ! Celles et ceux qui ont vécu le découragement de tomber malade le premier jour des vacances comprendront aisément le dilemme qui vient de s’installer dans le groupe. Que faire ? annuler la balade, se scinder en deux groupes, les bien-portants qui partent et le malade plus un(e) sacrifié(e) qui restent à terre ? Le médecin appelé affirme que César sera mieux sur un bateau, même malade, qu’à s’emm*** (sic) tout seul dans une chambre d’hôtel. Donc, on part tous ensemble ! Compte tenu de l’état de César, on décide de descendre tranquillement en s’arrêtant le soir dans un mouillage abrité de Ste-Lucie afin de ne pas lui imposer une navigation nocturne. D’autre part, étant le seul à pouvoir barrer le bateau, j’ai également besoin  de pouvoir me reposer. Nous descendons donc en six heures du Marin à l’anse des Canaries, juste avant la baie de la Soufrière et des deux Pitons.

Repas en commun

… régalés

On s'est régalés !

On s’est …

A peine arrivés, on met l’annexe à l’eau et départ pour la plage toute proche et déserte, en cette fin d’après-midi. Là, le temps de tirer l’annexe sur la plage, arrive un autochtone qui nous demande une petite fortune pour la location de la bouée sur laquelle nous nous sommes amarrés. C’est la sienne, dit-il. Long palabre de souk tunisien… Si je ne suis pas opposé au fait de payer quelque chose pour un service bien pratique, je n’ai pas l’intention non plus de me faire racketter comme le premier gogo venu. Je dis donc à celui qui prétend être le propriétaire de ladite bouée que je lui verserais volontiers un écot raisonnable moyennant qu’il fournisse en retour un reçu et que de toute façon, étant en slip de bain, je n’ai pas d’argent avec moi. Il me demande de retourner sur le bateau pour chercher la « money » et moi je lui dis qu’il passe chercher ses sous le lendemain matin AVEC un reçu !

Epave abandonnée à Bequia

Epave abandonnée à Bequia

Love on the beach !

Love on the beach !

Le temps de discuter et la nuit est tombée gentiment sur l’horizon. Le retour au bateau sera assez acrobatique, de grosses vagues nous empêchant de remonter facilement sur l’annexe. Je me fais d’ailleurs culbuter et submerger par l’une de ces vagues, provoquant, après un bref instant de stupeur, une hilarité générale. Et là, j’ai eu une pensée pour Valérie, mon audioprothésiste. Tu as un deuxième jeu d’appareils auditifs étanches ; quand tu navigues, tu les utilises à la place des autres qui sont beaucoup plus fragiles. Oui Valérie, je ferais très attention, sûr ! Tu parles… La force de l’habitude est parfois plus contraignante que n’importe quelle réflexion, même simple. Evidemment, depuis, je fais attention et change d’appareils lorsque les conditions l’exigent. Heureusement, les appareils « noyés » ont pu être séchés et fonctionnent apparemment sans problème. Expérience.

On était exactement ici !

On était exactement ici !

Et le lendemain matin, à peine après avoir eu le temps de chauffer de l’eau pour mon thé matinal, vers 7h30, j’ai vu arriver mon autochtone sur un canot, reçu en main, pour la location de « sa » bouée. J’ai versé mon écot sans discuter, avec le sourire, même si je reste convaincu que le gars a sans doute profité de moi. Ce n’est pas grave, je pense qu’il devait nous surveiller depuis l’aube et a sauté dans son canot, aussitôt qu’il a perçu du mouvement à bord. Toute peine mérite salaire, non ? Cette anecdote est surtout symptomatique du fonctionnement des Antilles, vues sous l’angle touristique. Honnêtement, la Martinique, c’est un peu la Côte d’Azur ou Paris, en termes de coût de la vie. Sauf qu’en Martinique, la TVA est à 8.5%. Il parait que la Guadeloupe, c’est la même chose. Mais dès l’instant où l’on va sur les autres îles, c’est plutôt le niveau de vie capverdien auquel le touriste-plaisancier est confronté. Dès lors, tout est bon pour soutirer un maximum auxdits touristes, dès que l’occasion de présente. D’où une sorte de qui-vive instinctif dès qu’on est approché pour une sollicitation. Loin de moi le sentiment de paranoïa, non, simplement garder les yeux et l’esprit grands ouverts. Et marchander. Même si je déteste ça. Règle de base quand on nous propose quelque chose, demander combien ça coûte, et ensuite trouver un terrain d’entente avant de dire oui ou non. Cette approche nous sera très utile dans les Grenadines, particulièrement dans les Tobago Cays où nous allons rester quatre jours.

Une idée du paradis...

Une idée du paradis…

Avec Fabrice sur les hauteurs de Petit Bateau

Avec Fabrice sur les hauteurs de Petit Bateau

Nous voilà repartis pour une journée de navigation qui va nous emmener jusqu’à Bequia où nous procédons à notre « clearance », c’est à dire aux formalités d’entrée dans un nouveau pays, avec passage à la douane, aux affaires maritimes et à l’immigration. Eh oui, comme Stéphane l’avait expérimenté à Mindelo, ici, Sir, ce n’est pas l’espace Schengen ! Tout cela se fait dans la bonne humeur et avec une gentillesse bonhomme. Sorti de Martinique ou de Guadeloupe, on navigue dans un chapelet d’îles et d’ilots, entités autonomes et souveraines, mais pour la plupart rattachées symboliquement à la couronne de Grande-Bretagne, via les royaumes du Commonwealth. Ces îles sont indépendantes, comme le sont le Canada ou l’Australie. Les Grenadines font parties en majorité de l’île de St-Vincent et pour minorité de l’île de la Grenade. La monnaie locale est l’East Caribbean Dollar, avec la tronche à la Zabeth II sur les billets et pièces de monnaie. Première leçon d’économie grenadine, se munir de devises locales, sous peine de se voir proposer des taux de change flottants très défavorables.

Bateau-taxi sur Petit Bateau

Bateau-taxi sur Petit Bateau – l’île Jamesby dans le fond

La plage de Petit Bateau

La plage de Petit Bateau

Après une soirée à Port-Elisabeth où nous avons repris des forces, surtout César qui, même s’il allait mieux, n’en menait encore pas large, nous avons passé la nuit au mouillage dans la baie très protégée, avant de parcourir les derniers miles le lendemain matin, nous conduisant vers ce que tout le monde considère comme le joyau des Grenadines, les Tobago Cays et sa barrière corallienne.  Et là, première bonne surprise, le mouillage n’est pas trop encombré. Particularité de cet endroit, il est en principe interdit de mouiller à l’ancre dans la zone qui est une réserve naturelle protégée. Des bouées ont été posées et il convient de s’y amarrer sous peine de devoir littéralement lever l’ancre. Deux catamarans étasuniens et un sloop hollandais en ont fait les frais sous nos yeux. Alors que nous cherchions l’une de ces bouées de libre, un « fast-boy »(*) nous a aidé à nous amarrer et nous a briefé sur les us et coutumes de l’endroit, tout en n’omettant pas de faire sa propre publicité, en particulier concernant les soirées langouste qu’il propose aux plaisanciers arrivant dans le coin.

Depuis Petit Tabac

Depuis Petit Tabac – La barrière de corail dans le fond

Notre "fast-boy" et fin cuisinier Pablo

Notre « fast-boy » et fin cuisinier Pablo

Comme nous avions trouvé notre ami César au Cap Vert, Pablo nous a guidé et aidé pendant les quatre jours que nous avons passé dans ces ilots inhabités, donc très sauvages, à l’exception de Petit Bateau où quelques tables et une guinguette rudimentaire sont installées. Pour avoir un peu voyagé, j’ai presque toujours été surpris par le décalage qu’il y a entre les photos des prospectus et ce que l’on découvre en réalité quand on arrive quelque-part. Aux Cays, c’est simple, on découvre exactement sur place ce qu’on a vu sur les guides et autres cartes postales ! L’eau est vraiment turquoise, le sable vraiment blanc et les palmiers vraiment penchés, ou pas. C’est tout simplement époustouflant de beauté de sérénité et d’exotisme. Malgré la multitude de voiliers qui « squattent » l’endroit. A peine amarrés, Benjamin et Fabrice ont sauté dans l’eau. On a l’impression de pouvoir ramasser du sable en plongeant la main dans l’onde, mais il y a entre trois et six mètres de fond. De ma vie, je n’ai jamais vu une eau si claire, si limpide, si transparente. Selon l’heure de la journée, donc de l’angle du soleil sur l’eau, les teintes varient, tantôt sombres, tantôt éblouissantes de luminosité. Au bord de la plage, de l’eau jusqu’aux genoux, vous voyez glisser de gros et petits poissons entre vos jambes, pas peureux pour deux sous.

La magie des Tobago Cays

La magie des Tobago Cays

Nous avons dégusté chaque instant de ces quatre jours passés dans ce paradis, malgré les malades. Si César s’est gentiment remis de sa grippe tout au long du voyage, Fabrice s’est trouvé mal dès le deuxième jour. Quant à moi, je priais pour être épargné, étant le seul à pouvoir reconduire tout le monde en Martinique où nous devions impérativement être de retour le lundi suivant. Mes souhaits ont été exaucés, je ne suis tombé malade que le lendemain suivant notre retour au Marin. Au moment d’écrire ces lignes, je vais mieux, mais je ne souhaite à personne d’attraper la grippe sous les tropiques. C’est très désagréable et déroutant de claquer des dents quand il fait 33° à l’ombre. Une expérience dont je me serais bien passé. Mais revenons au paradis.

Palm-Beach

Palm-Beach

Malgré la présence d’une importante flottille de voiliers, l’endroit est reposant, apaisant et incite au farniente, au vagabondage de l’âme et des sens et même à la méditation. C’était aussi pour moi l’occasion de m’initier à ce que les habitués appellent la PMT. Pour les profanes, il ne s’agit pas du sigle d’un vaccin, non plus que celui d’une nouvelle agence américaine  de renseignement. Les anglophones appellent ça le « snorkeling », en français Palmes-Masque-Tuba. C’est l’observation des fonds marins en nageant en surface avec l’équipement précité. Dans un environnement tel que celui des Cays, c’est tout simplement magique. Poissons multicolores, tortues géantes, corail, végétation sous-marine ou encore crustacés s’offrent ainsi à vos yeux émerveillés. Malheureusement, pas d’images de cette expérience, mon matériel photo n’est pas prévu pour aller sous l’eau. Une carence que je vais combler dès que possible, tant cet univers sous-marin est féérique.

L'armada des bateau-taxis sur la plage de Petit Bateau

L’armada des bateau-taxis sur la plage de Petit Bateau

Afin de préserver la magie et l’intégrité du site, les règles de comportement sont assez strictes, mais surtout logiques. Pas de feux sur la plage, pas de camping, interdiction de balancer quoi que ce soit par dessus bord, y compris les déchets biodégradables, interdiction de s’ancrer ailleurs que sur les bouées prévues et en cas d’impossibilité impérativement pas là où il y a du corail ou de la végétation sous-marine, interdiction de laisser des déchets sur les îles et enfin interdiction de prélever de la végétation, de la roche, du corail ou des coquillages. Pour la petite histoire, il est également précisé que l’achat, la consommation et la vente de produits illégaux sont prohibés dans tout le site. Certaines effluves parvenues à nos délicates narines nous ont laissé songeur quant au respect de cette disposition. Que diable, la Jamaïque et l’ombre tutélaire de Bob Marley ne sont pas très loin.

Douceur antillaise et sportive

Douceur antillaise et sportive

Rencontre sur la plage

Rencontre sur la plage

Le site étant très fréquenté toute l’année, divers services, évidemment payants, sont proposés aux plaisanciers. L’amarrage en premier lieu, dont le coût dépend du nombre de personnes à bord du bateau. Pour nous, cela représentait 35 US$ par jour pour cinq personnes, payable pour deux jours d’avance. La collecte est effectuée par les « Park Rangers » qui sillonnent les mouillages sur une grande barque. Le premier matin, nous avons vu arriver deux gars sur une barque, nous proposant du pain frais. Enfin, frais, c’est un peu comme les oeufs du jour à l’épicerie. C’est frais de la semaine d’avant et y a intérêt à le déguster religieusement, à 5.- US$ la baguette, et 3.- US$ le pain au chocolat. On s’est fait avoir le premier matin, on a gentiment décliné l’offre les jours suivants. Mais les gars s’en fichent, avec le roulement des plaisanciers, ils ont leur stock de pigeons tous frais chaque matin. Autre service très utile, lui, la collecte des ordures. En temps normal, lorsqu’on navigue, tout le biodégradable passe à la mer. Seuls les plastiques, l’aluminium, les cartons ou les papiers traités sont conservés à bord. Lorsqu’on a la chance de profiter d’un site aussi magnifique que les Tobago Cays, on respecte les injonctions de propreté et on conserve donc tout à bord. Ne serait-ce que parce que nager entre une écorce de citron et des épluchures de patates n’est pas particulièrement ragoûtant. Cinq personnes à bord génèrent une quantité importante de déchets. Nous avons donc sacrifié quelques dollars pour éviter de devoir stocker à bord des déchets, surtout organiques, qui, sous 35° à l’ombre parfument très désagréablement l’environnement.

Photo de famille...

Photo de famille…

A marée basse

A marée basse

Comme nous étions cinq et nous voulions rester le plus possible ensemble pour découvrir l’endroit et en profiter, nous avons sollicité Pablo afin qu’il nous fasse visiter les endroits les plus intéressants du coin. Nous avons donc laissé l’annexe au bateau, laquelle autorise seulement quatre personnes à bord. D’autre part, je préférais aller repérer le coin et les passages dans la barrière de corail avec un connaisseur habitué de l’endroit. Ainsi, nous avons passé une demi-journée avec lui sur son bateau-taxi, nous promenant le long de la barrière de corail où nous avons fait de la PMT, nagé avec les tortues géantes et visité l’île de Petit Tabac, un peu à l’écart de la barrière de corail. Nous y avons dégusté des noix de coco cueillies directement sur l’arbre et nous somme promenés sur la plage comme dans un film  hollywoodien. Heureux de notre virée sans souci de devoir garder un oeil sur l’annexe ou risquer de dériver dans le récif corallien, nous avons terminé cette journée sur la plage de Petit Bateau où Pablo nous a cuisiné de délicieuses langoustes accompagnées de légumes, patates, salades et riz. Arrosées de l’inévitable planteur. Je recommande à tous ceux qui iraient là-bas de se laisser tenter par cette soirée langouste. Pablo est en effet un très fin cuisinier, sa pub est amplement justifiée. Ne pas hésiter à marchander le prix initialement assez élevé.

Benjamin au paradis

Benjamin au paradis

Merci Pablo, c'était dé-li-cieux !

Merci Pablo, c’était dé-li-cieux !

Lors du retour au bateau, dans la soirée, Fabrice a découvert les joies du bain nocturne non sollicité. Pablo, qui avait eu la gentillesse de venir nous chercher à bord, nous a donc raccompagné. Dernier à se transborder, Fabrice a raté la « marche » et s’est retrouvé suspendu au bastingage. Les jeunes qui ne doutent de rien, surtout pas de leurs forces, lui prodiguent alors de doux conseils avisés et encouragements. M’enfin papa, c’est facile, tu tires sur tes bras et tu remontes les doigts dans le nez ! Allez papa, c’est tout simple ! Sauf que bon, de nuit, après un bon repas et quelques verres, affaibli par la crève carabinée qu’il tient depuis trois jours et lesté par des habits imbibés d’eau, c’est bien plus facile à dire qu’à faire. Résultat, Fabrice va boire la tasse et ne pourra remonter qu’en contournant le bateau jusqu’à l’échelle de bain. Il découvre par la même occasion que le courant peut être fort au point de l’empêcher de nager et d’atteindre l’échelle par ses propres moyens. Expérience.

Rochers salés

Rochers salés

Le dimanche matin, juste avant de repartir, nous avons été témoins d’une scène délicieusement pittoresque. En train de finir notre petit-déjeuner, nous voyons arriver une sorte de barge de débarquement qui vient s’échouer sur la plage de Petit Bateau où nous avions dégusté nos langoustes. En quelques minutes, plusieurs stands de type « couleur locale » poussent sur la plage. Rien ne se passe pendant une demi-heure, puis plusieurs de ces barges vont se succéder, déversant leur flot de touristes qui vont se précipiter sur lesdits stands afin d’acquérir moult objets ou vêtements censés être confectionnés par les « sauvages » du coin. Quittant l’endroit, nous découvrons alors, derrière Petit Rameau, un énorme faux voilier du Club Med’ d’où proviennent aussi bien les touristes que les produits de l’artisanat dit « local ». Où quand l’arnaque touristique devient un art aussi rentable que bien rôdé. Jolie mise-en-scène… Merci Gilbert Trigano !

Contemplation ...

Contemplation(s) …

Après quatre jours de péripéties, bonheur visuel et baignades, nous repartons donc direction Le Marin. Dix-huit heures de navigation non-stop nous ramènent à bon port, très fatigué pour ma part, mais heureux. Les Fab & Fab & kids reprennent l’avion le lundi soir vers l’hiver métropolitain et la grisaille parisienne. Un message de Fabrice m’informe qu’ils sont bien arrivés, César est presque guéri, lui va mieux et Fabienne est tombée malade à son tour. Quant à Benjamin, il est en pleine forme ! Le seul a avoir été épargné par la grippe.

Le soleil se couche sur les Cays

Le soleil se couche sur les Grenadines

Me voilà de retour au Marin, à me soigner en attendant de pouvoir faire réparer le bateau. Quelques bricoles sont arrivées pendant cette escapade, je vous en parlerai dans un prochain billet. Pour l’instant, je contribue fortement à l’augmentation du chiffre d’affaire de la maison Kleenex®  tout en rédigeant ce texte. Heureusement, au pays du rhum, le grog maison est d’une efficacité bien plus redoutable que n’importe quelle pastille. C’est presque un plaisir que d’être malade et de pouvoir se soigner avec de tels produits naturels. Cela dit, je me réjouis tout de même d’être bientôt guéri !

Dernier coup d'oeil sur l'Atlantique avant de repartir

Dernier coup d’oeil depuis Petit Tabac, avant de repartir

(*) Un fast-boy est un gars qui habite l’une des grandes îles de l’endroit, se déplace sur une grosse barque en bois généralement personnalisée et décorée de couleurs vives et/ou de slogans et qui propose ses services aux plaisanciers, généralement du bateau-taxi.

Galerie complète : Les Grenadines


3 Comments

  1. Je me répète, mais quel plaisir immense de te relire encore et encore. De découvrir ces endroits que je connais à peine que par cartes postales en effet. De savoir donc que cela n est pas mensonger. Et fait encore plus rêver sachant que c est toi qui a fait ces photos!!! Merci pour ce billet, prends soin de toi et soigne toi vite. Bois pleins pleins de grogs, rhum!! lol t embrasse.

  2. Oh oui toujours bien ecrit toujours captivant j ai l impression de continuer un livre que j ai lache quelque temps sur ma table de chevet et de continuer cette magnifique histoire qu est la tienne. J imagine qu avec Fabrice et CO tu as du passe des moments inoubliables. Tu as l air toujours aussi heureux qu au 1er jour et continue ton reve cela te va a ravir. Pleins de bizous enneiges

  3. Salut Oli
    Merci pour le billet et les magnifiques photos !
    Quand tu auras niqué tes appareils auditifs et que les bruits du monde te manqueront, tu pourras te coller deux coquillages sur les oreilles et ainsi retrouver le son de la mer….En plus, ça crain pas l’eau !
    Je t’embrasse
    Nico

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