Cabo Verde

La baie de Mindelo

La baie de Mindelo

31 décembre 2015

31 décembre 2015

Cet archipel volcanique à mi-chemin entre l’Europe et le cap de Bonne-Espérance a été inhabité jusqu’à la moitié du XVème siècle. Il devient alors une colonie portugaise et la tête de pont de la traite négrière vers les Amériques ! Il reste sous domination portugaise jusqu’en 1975, année de son indépendance dans la foulée de celle de la Guinée, également ancienne colonie portugaise. Considéré comme l’un des pays les plus démocratiques d’Afrique, il reste très pauvre et en majorité noir et métis. La langue officielle est le portugais, mais la majorité de la population parle le créole. Le français et l’anglais sont enseignés à l’école.

Le marché en plein air de Mindelo

Le marché en plein air de Mindelo

la Marina et Mindelo 

Misère et détresse cap-verdienne

Misère et détresse cap-verdienne

En une vingtaine de jours et compte tenu des problèmes de pilote automatique rencontrés, je n’ai pu visiter que deux îles de l’archipel, Sao Vicente et Mindelo (capitale culturelle de l’archipel), d’une part et Santo Antao, île voisine et petit bijou tropical, d’autre part. Mindelo est une ville où se côtoient aisance, misère, culture, musique et activités commerciales. Dans l’ensemble, la population est en général souriante et accueillante, sauf à la marina où le plaisancier de passage est avant tout une vache à lait à traire jusqu’à la dernière goutte !  Outre la place d’amarrage très chère pour l’endroit, on paie des suppléments pour tout. 2 cts d’euro pour un litre d’eau potable, 2 euros par jour pour l’électricité, même les douches sont payantes… Vous voulez une connexion internet, c’est 10 euros pour un Gb de trafic à une vitesse qui rappelle les débits et la stabilité des connexions européennes des années 90. Un bar flottant et un petit magasin d’accastillage viennent compléter l’offre de la marina. Pour l’accueil, c’est à comparer à celui que recevrait Obama en arrivant à la section locale du KKK en Alabama.

Terrasse typique du Mindelo aisé, ici la Pergola de l'alliance française

Terrasse typique du Mindelo aisé, ici la Pergola de l’alliance française

Douceur de janvier au crépuscule

Douceur de janvier au crépuscule

Cela dit, je dois aussi reconnaitre que c’est grâce à cette structure que j’ai pu très facilement remplacer mon pilote automatique, et sans doute moins cher que ce que j’aurais payé en Europe ou aux Canaries. Le technicien responsable de l’électronique pour la marina m’a donné un coup de main et des explications qui m’ont grandement facilité la vie. De façon générale, on sent bien que la marina est propriété d’une société allemande, seuls les employés sont des autochtones. Je ne sais pas combien ils sont payés, mais visiblement, il y a un gouffre entre leur pouvoir d’achat et celui des plaisanciers de passage. Cela explique peut-être l’accueil très froid et distant des cap-verdiens travaillant sur place.

 

Mindelo graffiti

Mindelo graffiti

Bar musical dans la vieille ville

Bar musical dans la vieille ville

D’un autre côté, nous avons croisé des plaisanciers très sympathiques, italiens, espagnols et français, sans oublier quelques suisses. Echanges faciles de conseils et expériences à éviter ou reproduire, l’occasion aussi de constater que je n’étais pas le seul à arriver ici avec des problèmes techniques. Voiles déchirées par ici, ruptures de bômes ou de hale-bas par là, pannes moteur et autres voies d’eau chez les autres, bref, que l’on arrive du Sénégal ou des Canaries, les petits et gros soucis ne manquent chez personne. S’amarrer à un ponton est aussi l’occasion de voir arriver tous ceux qui font du bateau-stop. « Je vais au Brésil, vous n’auriez pas une petite place à bord ? » ou « Nous allons retrouver des amis au Marin, vous n’iriez pas sur les Antilles, par hasard ? »  sont les questions auxquelles nous avons dû répondre presque chaque jour. L’occasion aussi de demander à ces personnes en les croisant le surlendemain s’ils ont trouvé leur bonheur.

Le ponton de pêche des autochtones

Le ponton de pêche des autochtones

Trompe-l'oeil coloré

Trompe-l’oeil coloré

C’est pour moi la nécessité de devoir réfléchir à ce genre de demande et surtout à la réponse à donner. Dire oui c’est l’assurance de voir un visage s’illuminer d’un grand sourire et dire non, c’est souvent celle de voir ce même visage se teinter de déception. Surtout quand on refuse alors qu’on a un grand bateau et qu’on est que deux à l’occuper. Azymuthe est certes un bateau confortable est spacieux, mais comme le dit Fabrice, c’est un bateau d’égoïste dans la mesure où son aménagement intérieur le rend agréable pour deux personnes ou deux couples. Contrairement à des bateaux de même taille, le Santorin ne possède que 2 cabines et deux possibilités de couchettes dans le carré. Pas très pratique pour la navigation au long cours avec des bateau-stoppeurs… En outre, je ne me sens pas assez aguerri pour prendre à bord des gens que je ne connais pas et qui, souvent, n’ont pas de connaissance de navigation. La responsabilité que ça implique en cas de problème ou d’accident me pousse à chaque fois vers la réponse négative. Cela n’empêche pas les bonnes relation et des soirées en commun. Nous avons partagé une soirée sympa dans un bar musical avec nos voisins de ponton et nous en avons croisé en ville ou dans les restaurants du bord de mer presque chaque soir. Avec certains, la conversation se fait naturellement, avec d’autres, c’est bonjour-bonsoir et bon appétit. Affinités ou indifférence au gré des rencontres.

Architecture coloniale

Architecture coloniale

Gros lot ?

Gros lot ?

Heureusement, sortir de la marina est aisé, il suffit de marcher une cinquantaine de mètres pour entrer en ville, où l’atmosphère est radicalement différente. Le sport principal consiste à éviter les mains tendues et les marchands ambulants qui veulent vous vendre (cher) de l’artisanat local « made in China ». Après quelques heures en ville, on s’habitue au contraste entre aisance et pauvreté et on profite de l’ambiance et d’une population qui vit dans la rue. Au centre de la ville, on trouve un grand marché hétéroclite et de nombreuses échoppes. A une encablure de l’océan, il y a le marché aux poissons que personnellement j’ai évité, étant allergique à l’odeur du poisson, même le plus frais. A chaque coin de rue, on trouve des vendeurs ambulants qui vous proposent des fruits, légumes, sucreries et cigarettes à l’unité. Afin de pouvoir se promener et se ravitailler l’âme en paix, le plus simple est de dénicher un autochtone qui parle votre langue et qui va vous guider dans vos recherches et démarches. Ce faisant, on évite également les prix « touriste ».

L'hiver en pente douce à Mindelo

L’hiver en pente douce à Mindelo

_Cesar

César, notre guide et dépanneur en tout genre !

Nous avons trouvé notre perle rare en la personne de César, un cap-verdien de 48 ans, d’une gentillesse et d’une serviabilité accomplies. C’est aussi avec lui que nous avons visité l’île de Sao Vicente et évité les attrape-touristes. Avant la construction de la marina, César gagnait sa vie avec les plaisanciers de passage, les ravitaillant, gardant leurs annexes et leurs bateaux lorsqu’ils s’absentaient pour quelques jours, semaines, voire des mois. Ces activités s’étant fortement réduites à cause de ladite marina, il a de la peine à joindre les deux bouts. Nous ne pouvons que le recommander aux plaisanciers francophones qui feraient escale à Mindelo avant de traverser sur les Antilles. De plus, il connait bien l’archipel et est à même de vous guider et vous faire découvrir les endroits intéressants de l’endroit. Cerise sur le gâteau, lorsque les quémandeurs qui pullulent au bout de la jetée de la marina ont compris que vous êtes avec lui, ils arrêtent de vous harceler à chaque passage. Lorsque nous avons trié et rangé le bateau, nous nous sommes débarrassés de vieilles amarres, de produits d’entretien et autres bidons de vieille huile, et même de deux ancres inutiles (on en avait pas moins de cinq à bord !). Ces objets ont fait le bonheur de César qui pourra ainsi les revendre ou les les échanger selon ses besoins.

Cimetière à bateaux

Cimetière à bateaux

Le marché couvert aux fruits et légumes

Le marché couvert aux fruits et légumes

Avant l’arrivée de Fabrice, je me suis un peu promené dans Mindelo, ville très contrastée, entre le bord de mer très touristique et l’intérieur de la ville et sa périphérie populaires. Du jeudi au dimanche, la plupart des établissements publics proposent des animations musicales et il y a même une pizzeria qui vous accueille chaque soir avec des vidéos de concerts de la star locale de la musique et décédée en 2011, Cesària Evora. J’ai également découvert le marché couvert des fruits et légumes, véritable régal pour les yeux, mais aussi et peut-être surtout pour le nez. Lorsque Fabrice est arrivé, nous nous sommes promenés à deux vers les quartiers populaires de Mindelo, là où l’activité humaine n’a pas de lien direct avec le tourisme. Il y a notamment un cimetière à bateaux où quelques personnes travaillent dans des conditions de salubrité et de sécurité à faire pâlir un patron de plateforme pétrolière nigérian. C’est en se promenant dans ces quartiers populaires qu’on peut vraiment prendre la mesure de la pauvreté qui règne au Cap Vert. Néanmoins, beaucoup de maisons sont vivement colorées et procurent un environnement très agréable et joyeux pour le regard. Et les gens sont pour la plupart souriants et vous répondent très gentiment quand on les salue.

Mindelo depuis le point le plus élevé de l’île de Sao Vicente et Santo Antao dans le fond

Sao Vicente

Sao Vicente depuis le point le plus élevé de l'île

Sao Vicente depuis Monte Verde

Si Mindelo est considérée comme la capitale culturelle de l’archipel, il ne faudrait surtout pas délaisser le reste de l’île de Sao Vicente, magnifique de contrastes, entre montagnes, plages de sable, paysages pelés et oasis verdoyants. Grâce à notre ami César, nous avons trouvé un « taxi », lequel est en fait un pick-up servant à la fois au transport de personnes et de marchandise selon les besoins. Ce type de véhicule pullule dans l’île, chaque chauffeur essayant de récupérer le plus de touristes possible en proposant des tours de l’île. Nous avons tout d’abord grimpé à Monte Verde, la montagne dominante de l’île et occupée en son sommet par l’armée cap-verdienne. De ce point de vue, on a une vision globale de l’île et son ascension donne le vertige. Non pas qu’elle soit très élevée (770 m), mais la route qui y conduit est très sinueuse et ne propose quasi aucun garde-fou. A plusieurs reprises, j’ai eu une pensée pour les freins du pick-up, espérant que le propriétaire n’avait pas lésiné sur ce poste précis. Mais au final, l’énorme majorité des véhicules roulant ici et à Santo Antao sont en très bon état et souvent récents. Rien à voir avec les épaves qui circulent en Afrique continentale ou en Amérique latine. Mais on a aussi vu quelques Peugeot de l’époque coloniale qui avaient sans doute traversé la moitié de l’Afrique avant d’arriver ici. Sinon, le Cap Vert est le paradis de la Toyota !

Couleurs à Baia das Gatas

Couleurs à Baia das Gatas

Salamansa

Salamansa

Ensuite, nous avons traversé les bourgs de Salamansa et de Baia das Gatas, ce dernier étant un lieu de villégiature prisé des touristes et autochtones aisés. En outre, Baia das Gatas accueille un gigantesque festival de musique chaque été. De là, nous avons longé la côte ouest de l’île qui est bordée de plages de sable blanc et de falaises où viennent mourir de grosses vagues qui doivent faire le bonheur des surfeurs. Nous avons ensuite rejoint Mindelo par le centre de l’île qui offre un paysage très aride, rocheux, caillouteux avec une langue de verdure, ou plutôt ce qui, dans un désert, serait une succession d’oasis. Ce paysage est magnifique, à la fois doux et sauvage, les ocres, bruns et jaunes se mélangeant avec du vert vif ou profond.

Les plages de la côte ouest

Les plages de la côte ouest

Dunes habitées

Dunes habitées

Une virée de trois heures, la tête au vent et au soleil, respirant l’odeur de la campagne sao-vicentienne. Que du bonheur. Seul endroit qu’on voulait voir et qui est inaccessible, le fort dominant Mindelo, juste au-dessus du port commercial. Ce fort est le symbole de l’ancienne occupation portugaise et surtout celui de l’esclavage. C’est là que se situait le marché des esclaves vendus aux négriers qui les revendaient ensuite aux colons nord- ou sud-américains. Il est actuellement barricadé, officiellement pour des raisons de sécurité, mais il se murmure chez les indigènes, qu’il est en passe d’être transformé en hôtel de luxe pour touristes aisés. Le dernier vestige d’une époque et de pratiques abominables en voie de dilution dans la mémoire collective. Une fois le fort rasé et remplacé par un quatre étoiles spa-fitness-remise-en-forme, tout un pan de l’histoire cap-verdienne aura définitivement disparu.

Oasis

Oasis

Santo Antao

Fabrice rattrape ses heures de sommeil !

Fabrice rattrape ses heures de sommeil !

Après la visite de Sao Vicente, nous avons pris une journée pour nous promener sur l’île voisine de Santo Antao. Pour y aller, nous avons pris le ferry qui relie les différentes îles de l’archipel. Deux allers et deux retours par jour. Ce qui nous a obligé à nous lever tôt pour prendre le bateau de 8h le matin afin d’avoir le temps de faire ce qui nous avait été annoncé comme une petite promenade par deux Suisses croisés dans un restaurant italien de Mindelo. En fait de promenade, il s’agit plutôt d’une plongée abrupte dans une des vallées de l’île. En arrivant à Porto Novo, on a l’impression d’entrer dans un souk. A la sortie du terminal de cabotage, une nuée de Cap-Verdiens alpaguent littéralement les touristes pour leur proposer des forfaits de visite de l’île. Après discussions avec plusieurs chauffeurs, nous avons déniché une solution économique et avons pris un transport en compagnie de trois Français qui faisaient presque le même parcours que nous, du moins la première partie.

Santo Antao

Santo Antao

Santo Antao depuis Cova

Santo Antao depuis Cova

Pendant une bonne heure, nous avons escaladé un volcan sur une route pavée, au milieu d’un décor incroyable de montagnes pelées qui rappellent un peu celles qu’on trouve aux Canaries. Notre chauffeur nous a largué à Cova,1’300 m d’altitude, en nous montrant la voie à suivre pour rejoindre Vila das Pombas 1’250 m plus bas. Depuis cet endroit, nous en avons pris plein les mirettes ! Nous sommes tout d’abord descendus à flanc coteau dans l’ancien cratère du volcan, où nous avons trouvé une population d’éleveurs-agriculteurs qui vivent ici à l’année. Vaches, chèvres et ânes constituent les ressources et moyens de transports des gens qui habitent là.

Le cratère de Cova, prairie habitée

Le cratère de Cova, prairie habitée et cultivée

Cova

Cova

Puis nous avons escaladé l’autre côté de cette cuvette pour atteindre le point de départ de notre plongée dans la vallée de Paul. Le panorama qui s’offre alors à nous est tout simplement majestueux, féérique, presque irréel. D’une dominante jaune-ocre, on passe à un vert presque amazonien, dévalant les pentes abruptes et hachées de cette vallée. Ici, tout est culture. Bananiers, manguiers, arbres à pain, cannes à sucre et légumes comme les tomates, courgettes ou potirons. Nous avons pris un moment pour nous délecter de cette splendeur naturelle avant de littéralement plonger dans la vallée en suivant le sentier qui y mène. A ce stade, je dois reconnaitre que je ne faisais pas le malin. A cause de mes problèmes auditifs, la sensation de vertige s’est considérablement aggravée au fil des années, jusqu’à devenir très problématique lorsque je me trouve au bord d’un précipice ou d’une pente très escarpée comme c’était le cas ici.

La vallée de Paul depuis les hauteurs de Cova

La vallée de Paul depuis les hauteurs de Cova

Content d’être en bas, ou presque…

La première heure de descente, je l’ai effectuée la peur au ventre, avec des accès de nausée heureusement contenus. Une fois la partie vraiment abrupte passée, le reste du trajet s’est fait dans la bonne humeur et la joie de découvrir cet endroit. Au premier hameau rencontré, nous avons pu déguster une banane fraichement cueillie dont le goût n’a pas grand chose à voir avec ce qu’on déniche sur les étals de nos grandes surfaces européennes. Au total, nous avons passé presque cinq heures à marcher dans un paysage dont mes sens vont se souvenir longtemps. De manière évidemment différente, j’ai reçu un choc visuel équivalent à celui que j’ai eu lorsque j’ai découvert les montagnes de feu à Lanzarote. Magie naturelle et plaisir abouti pour lesquels les mots manquent. Heureusement, il y a les photos prises pour fixer ce souvenir dans le temps. Photos qui me permettent de partager ces moments avec vous. Dans cette vallée, nous avons vu beaucoup de gens, dont une multitude d’enfants qui sortaient de l’école. Un petit groupe nous a suivi et nous a demandé de les prendre en photo. Juste pour le plaisir de se voir sur l’appareil. Ici, les enfants n’ont pas de portable, pas de profil Facebook ni de Twitter, mais ils ont des sourires à vous faire fondre. Belles rencontres éphémères qui, elles aussi, vont m’accompagner pour la suite de mon voyage.

Cultures en terrasses

Cultures en terrasses

Bananeraie de montagne

Bananeraie de montagne

Une fois en bas, à Vila das Pombas, j’ai eu une pensée pour mes deux compatriotes qui nous avaient incité à y aller. Paysage sublime, sans aucun doute, mais pour la promenade de santé, eh bien tu repasseras ! Seul regret, ne pas pouvoir rester un jour de plus au moins, pour visiter les autres sites de l’île. En effet, la météo étant a priori très favorable pour les 10 jours qui viennent, nous préférons profiter de l’opportunité qui nous est offerte que de prendre le risque d’avoir une nouvelle dépression baladeuse qui descende vers nous, perturbant de ce fait le régime des alizés. Une chose est certaine, le Cap Vert est un pays à visiter. Il faut simplement le faire tranquillement. Si je repasse par là un jour, je prendrais vraiment le temps de parcourir cet archipel dont le nom fait rêver les voyageurs au long cours.

Sourires juvéniles

Sourires juvéniles

Après l'école

Après l’école

A quelques heures du départ, je prends aussi conscience que je suis à peu près à la moitié de ma première étape. Avec Fabrice, nous allons nous lancer pour la partie la plus longue sans escale, mais aussi celle qui, selon ceux qui l’ont parcourue, est la plus douce, berçante et tranquille. Pour autant qu’Eole soit de notre côté, évidemment. Mais en bon stakhanoviste de la pensée positive, comme me définit une amie proche, je ne conçois pas qu’il en aille autrement.

 

 

Contrastes arides

Contrastes arides

On trie, on jette, on range...

On trie, on jette, on range…

bis...

bis…

Hier, vendredi, nous avons fini de préparer le bateau en vue de notre traversée, Azymuthe brille comme un sou neuf, Fabrice est allé vérifier les drisses et poulies en tête de mât, il a changé la drisse de balloonner et a décrété que le navire était en ordre pour le départ. En soirée, nous avons pris un dernier très bon repas dans un petit resto du centre en écoutant un duo de guitaristes-chanteurs. Et ce midi, j’ai dégusté une dernière salade de fruits frais, le meilleur plaisir gustatif du Cap Vert, selon moi qui n’aime pas le poisson (même frais).

Ferry

Ferry

Pendant que je rédige ce billet de blog et trie les illustrations qui l’accompagnent, Fabrice a encore brossé et aspiré le bateau une dernière fois. C’est simple, les patins sont obligatoires pour monter à bord et descendre dans le carré ! La nuit est tombée, nous sommes au mouillage devant Mindelo après avoir fait le plein de gasoil et Fabrice est impatient de partir plein Ouest, direction les petites Antilles. Il lit par-dessus mon épaule en souriant. On va se préparer une collation et dans deux heures, c’est à dire vers 22h heure locale, nous allons mettre le cap sur la sortie de la baie de Mindelo que nous laisserons derrière nous une dernière fois.

Fatigué mais heureux de ma journée

Fatigué mais heureux de ma journée

Quant à moi, je vous retrouve d’ici un mois environ pour vous raconter notre traversée de la Gouille ! On vous embrasse et on vous dit à très vite.

Galeries :


3 Comments

  1. Nicolas

    Salut Oli
    Bravo pour le reportage et surtout pour les photos. C’est vrai que le paysage y est pour beaucoup mais bon…fallait être là !
    En tous les cas, c’est bien agréable d’avoir de tes nouvelles et de te suivre dans tes pérégrinations.
    Comme dans tous ces pays qui manquent de moyens ou dont la mane est très mal partagée (je crois que c’est une généralité sur notre globe, mais à différentes échelles) le touriste est une promesse d’un minimum, pour beaucoup.
    Dans chaque lieu où tu iras essaie de retrouver le « César » du coin, celui qui te fera connaître son pays avec des yeux qui ont gardé espoir.
    Je te souhaite bon vent pour la suite.
    Je pense que ton voyage va être rapide – maintenant que tu as jeté tes ancres et ainsi allégé ton bateau- du coup on attendra pas de lettres puisque tu n’as plus rien pour remplir ton stylo.
    Je t’embrasse, mon ami.
    Nico

  2. Joël Preiss

    Cher Olivier,
    Merci beaucoup pour pour ce texte et ces photos de Cabo Verde qui m’ont fait voyager au chaud quand nous sommes sous la neige!
    Tu me fait vraiment rêver.
    Pierre Gripe m’a dit que vous aviez un problème d’enrouleur électrique de génois mais comme tu n’en parles pas, j’ose espérer que c’est résolu.
    Bon vent, bonne mer et bonne entente.
    je vous embrasse,
    Joël

  3. Oh que de beaux moments, que de beaux paysages avec une population qui doit etre tres attachante. Tu as l air heureux et je te souhaite encore plein de moment comme celui ci. Profites en tu as raison et fais toi plaisir. Tu as le bonjour de mes « von » mecs 😂 et un tout grand merci pour ta carte qui nous a touche et fait un immense plaisir. Bonne continuation et a tres bientot. De gros bisous

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